Le concert recomposé

Il y a l’attente. Puis l’impatience. Le travail solitaire, dans les partitions. Vient le temps de l’espoir et du doute. Garder le premier et résister au second. Enfin, de nouveau, le chemin tant espéré de la salle de concert. Pour tout dire, le bonheur d’être ensemble et de partager des moments exceptionnels sur scène. Voilà la raison d’être du festival La Dolce Volta .
Si la vocation d’un artiste est d’être devant son auditoire, la vocation d’un éditeur, d’un producteur est de soutenir les talents qui l’émerveillent et auxquels il croit par dessus tout. La passion et le risque demeurent indissociables. La première se vit, le second s’assume.

Ceux que nous nous réjouissons d’entendre les samedi 31 et dimanche 1ernovembre, aujourd’hui, représentent l’esprit de La Dolce Volta . Ils sont entrés depuis peu dans une carrière internationale ou bien la mènent depuis longtemps. Ils appartiennent à des générations différentes et bien que leurs personnalités, leurs répertoires soient parfois éloignés les uns des autres, ils ont imaginé ces programmes qu’ils ressentent au plus profond de leur âme et de leur cœur.
Ce festival, acte de résistance d’une saison si particulière est un moment privilégié que nous espérons partager à vos côtés.

Accueil

Théo Fouchenneret & Adrien La Marca

15H00

Rêve latin, romantisme germanique et danse slave – Samedi 31 octobre 2020

Deux jeunes artistes montrent leur personnalité et leur complémentarité. Il faut posséder pleinement son art à l’instar de Théo Fouchenneret, pour interpréter la Sonate « Hammerklavier » de Beethoven, monument redouté de tous les pianistes. Il faut aussi savoir transcrire dans son univers sonore, des œuvres destinées à l’orchestre. L’alto d’Adrien La Marca accompagné par le piano de Théo Fouchenneret joue de cette illusion parfaite dans une histoire du romantisme allant de Berlioz au souvenir de cette esthétique, un siècle plus tard, avec Prokofiev.

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Hoffman_Bianconi

Philippe Bianconi & Gary Hoffman

18H00

Les maîtres de l’élégance au clavier et à l’archet – Samedi 31 octobre 2020

Claude Debussy invente un nouveau langage. Un langage dont Philippe Bianconi est l’un des grands « traducteurs » d’aujourd’hui. Tout, ici, repose sur la poésie de l’harmonie, le soin accordé au plus infime détail. Le duo que le pianiste forme avec le violoncelliste Gary Hoffman est porté par ce souci de l’élégance, d’un charme sonore indéfinissable. Entre les pages de Debussy, s’insèrent les danses chatoyantes et virtuoses de l’Espagnol Gaspar Cassadó. Les musiques française et espagnole n’ont jamais été si proches…

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Jean-Philippe Collard

20H30

Préludes révolutionnaires et magie ibérique – Samedi 31 octobre 2020

Les pianos de Chopin et de Granados ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Dans leur langue respective, ils racontent, sous les doigts de Jean-Philippe Collard, leurs histoires. Elles apparaissent brèves et incisives chez Chopin et les Préludes comme l’indique le mot guident les premiers pas de notre imaginaire. Longues et puissantes, les tragédies amoureuses de Granados abordent les grands thèmes de la vie. Ce sont des épopées d’une folle virtuosité et d’une bouleversante émotion.

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Couteau_Perraud

Geoffroy Couteau & Raphaël Perraud

11H00

Passions et mélancolies danubiennes – Dimanche 1er novembre 2020

Geoffroy Couteau a gravé l’intégrale de l’œuvre pour piano de Brahms et s’est passionné tout autant pour la musique de chambre du compositeur. Les valses qu’il interprète nous font voyager au cœur des pays danubiens, aux sources des rythmes et des couleurs des peuples d’Europe centrale. On retrouve ces contrastes passionnés dans les deux sonates pour violoncelle et piano. Raphaël Perraud et Geoffroy Couteau jouent de ces deux ballades au tempérament encore nordique, de leur grâce et de leur verve héroïque.

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Couteau_Hermes

Quatuor Hermès & Geoffroy Couteau

15H00

Au cœur du clair-obscur allemand – Dimanche 1er novembre 2020

La complicité sur scène et au disque entre le pianiste Geoffroy Couteau et le Quatuor Hermès est remarquable. La fusion des cordes et du piano dans les deux quatuors de Brahms impose, d’emblée, une atmosphère qui associe tous les éléments de l’écriture du compositeur. En effet, on retrouve tout ce qui fait la prodigieuse originalité de cette écriture : le passage du mystère à l’exaltation, du clair-obscur de la ballade nordique aux rythmes dansants d’Europe centrale, du lied nostalgique à la puissance d’un chœur dramatique. Toute l’âme du romantisme est ainsi recréée et mise en scène.

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